Arrestations
Opérées généralement de nuit au domicile
des victimes, mais aussi au cours de contrôles routiers, à la suite
d'une convocation à se rendre à la felgendarmerie ou à la
gendarmerie... Les gendarmes français ont été amenés
à participer à des arrestations sur ordre des autorités allemandes
occupantes, mais bien souvent les Allemands arrêtaient eux-mêmes
leurs victimes. Ces arrestations étaient bien souvent suivies par un mauvais
traitement pour arracher des renseignements.
Certains gendarmes français s'arrangeaint pour prévenir discrètement les personnes susceptibles d'être arrêtées, d'autres profitèrent de la situation pour toucher la prime que leur octroyaient les autorités d'occupation.
Très souvent même dans la plupart des cas les arrestations étaient opérées à la suite de dénonciations.
|
AS
Armée Secrète, mouvement composé d'anciens militaires. |
Amis
de la Résistance
Association qui s'est fixée pour but
de perpétuer le souvenir de la Résistance à l'occupation
allemande, elle est composée de personnes n'ayant pas participé
à la Résistance car trop jeunes, elle réunie toutes les tendances politiques, religieuses et philosophiques
exceptées celles qui propagent des idées racistes et xénophobes. |
ANACR
Association Nationale
des Ancien.ne.s Combattant.e.s et Ami.e.s de la Résistance, organisation
la plus représentative d'anciens résistants sur le plan national,
elle réunie toutes les tendances politiques, religieuses et philosophiques exceptées celles qui propagent des idées racistes et xénophobes.
D'Henri ROL-TANGUY le communiste à Jacques CHABAN-DELMAS le gaulliste. Ce dernier dira : "tout nous sépare sauf l'essentiel". |
Ausweis
Autorisation écrite
nominative pour une durée limitée de circuler dans certaines zones
(en particulier la zone côtière, déclarée zone interdite)
et délivrées par les autorités allemandes. |
BBC
British Broardcasting Corporation,
radio Londres dont l'écoute était rigoureusement interdite par l'occupant.
C'est de cette radio que le général Charles de GAULLE lança
son appel le 18 juin 1940.
C'est aussi de cette radio qu'étaient lancés
les ordres codés à destination de la Résistance.
Des
personnes se sont faites arrêter pour ne pas avoir respecté
cet ordre, dans tous les cas le poste de radio était confisqué. |
bezen Perrot
Milice composée d'autonomistes
extrémistes bretons qui s'étaient mis au service de l'occupant,
ils étaient à peine une centaine, ils ont commis de nombreuses atrocités
à l'encontre de résistants et de civils (Uzel-Près-L'Oust,
Bourbriac, Callac-de-Bretagne...).
Ils portaient un uniforme semblable à
celui des Allemands.
Lors de l'arrivée des soldats alliés à
Rennes le 4 août 1944 ils se sont embarqués avec les Allemands à
bord de camions en partance pour l'Allemagne.
Leurs chefs s'appelaient Célestin
LESNE, Ange PERESSE...
Leur comportement a été énormément
nuisible pendant une période au développement de la culture bretonne.
Ils étaient et restent détestés de l'ensemble de la population. |
BCRA
Bureau Central de Renseignement
et d'Action, organisation de renseignements mis en place par le général
Charles de GAULLE et confié au capitaine DEWARIN alias "PASSY". |
Cambriolages
Les résistants
vivants dans la clandestinité "cambriolaient" ou effectuaient
des saisies, dans les mairies pour se procurer les tickets d'alimentation (n'y
ayant pas droit) ainsi que les bureaux de tabac, permettant de faire du troc (tabac
contre nourriture ou argent), les stocks de tickets d'alimentation et de tabac
ainsi saisis étaient renouvelés gratuitement par l'administration. |
Camp
de Compiègne
Camp de regroupement et d'internement situé
dans l'Oise.
De ce camp partaient en convois ferroviaires (entassés
à cent par wagons) vers l'Allemagne. Les détenus étaient
envoyés dans les camps de concentration. De Compiègne, peu nombreux
furent ceux qui réussirent à s'évader, quelques cas de libération
sont connus. La durée d'internement dépendait de la mise
en place des convois. |
Camps
de concentration
Dès 1933, des camps de concentration sont
ouverts aux opposants politiques allemands (communistes, résistants, démocrates,
intellectuels opposants et chrétiens hostiles). Par la suite, dans ces
camps sont regroupés des détenus en vue d'utiliser leur force de
travail, le but est de fournir à l'industrie de guerre allemande une main
uvre renouvelable gratuite. |
Camp d'internement administratif
A la Libération un camp constitué de barraquements fut mis en place pour y interner les personnes ayant :
-
tirées du profit de façon indécente de l'occupation,
- collaborées avec l'ennemi,
- dénoncées d'autres personnes,
- suspectes...
Elles étaient en attente d'un jugement.
Du fait de la surcharge des tribunaux peu furent condamnées à la hauteur de leurs actes. |
Camps
d'extermination
Dans ces camps sont regroupés des détenus
en vue de les exterminer par le travail ou par des moyens de masse plus radicaux
(chambres à gaz, piqûres, fusillades...). |
Camp
Marguerite à Rennes
Camp de regroupement et d'internement
situé près de Rennes en Ille-et-Vilaine.
De ce camp partaient
en convois ferroviaires vers le camp d'internement de Compiègne dans l'Oise
des détenus arrêtés pour action de résistance et des
civils arrêtés lors de rafles opérées par l'occupant
et par les supplétifs français de l'armée allemande. La durée
d'internement dépendait de la mise en place des convois. |
Capitulation
Pour la Bretagne, reddition sans condition des Allemands les 8 et
10 mai 1945 sur les fronts de Lorient et de Saint-Nazaire mettant fin à
la guerre et le retour de nombreux FFI dans leurs foyers. |
CDL
Comité Départemental de Libération.
Chargé de régler les affaires courantes sur le département
après la Libération. |
CE
Commissaire aux Effectifs, il est chargé du recrutement et de la gestion le groupe. |
CLL
Comité Local de Libération. Chargé
de régler les affaires courantes sur la commune après la Libération. |
CNR
Conseil National de la Résistance. Le 27 mai
1943, seize formations se fédéraient en son sein. La présidence
échut à Jean MOULIN qui fut le grand rassembleur de
ce mouvement. |
CO
Commissaire aux Opérations, il est chargé d'organiser les actions : réquisitions, distributions de tracts et journaux, coups de mains, embuscades... |
Couvre-feu
Suivant
la saison, du coucher du soleil jusqu'au lever du soleil le lendemain, il était
interdit de circuler, les allemands faisaient feu sur toute personne qui ne respectait
pas ce couvre-feu, plusieurs personnes furent tuées pour ne pas l'avoir
respecté. De plus durant le couvre-feu il était obligatoire d'obturer
par des rideaux de couleur sombre les fenêtres des habitations, car pouvant
servir de repère pour l'aviation alliée, les contrevenants étaient
convoqués à la feldkommandantur et devaient s'acquitter d'une amende. |
Croix des Côtes-du-Nord
Journal
de collaboration proche des milieux catholiques d'extrême droite, proche
de Monseigneur SERRANT évêque de Saint-Brieuc s'étant mis
au service de l'occupant, interdit de parution à la Libération. |
DF
Défense de la France. Organisation
de Résistance où se retrouvaient principalement des catholiques,
son influence se concentrait autour de Saint-Brieuc. Parmi
ses responsables dans le département on peut citer l'abbé Eugène
FLEURY, Jean METAIRIE..., tous les deux assassinés par les Allemands. |
Feldgendarme
Gendarmes
allemands, ils étaient reconnaissables grâce en particulier au collier
métallique qu'ils portaient pendant au cou faisant penser à un collier
de chien. |
FFI
Forces Françaises
de l'Intérieur, créées le 1er
juin 1944 quelques jours avant le débarquement des alliés en Normandie,
dirigées par le général Pierre KOENIG.
Composées
de trois principaux groupes
-1- L'organisation de résistance de l'armée,
de tendance giraudiste (opposée au général de GAULLE).
-2- L'Armée Secrète (AS), de tendance gaulliste.
-3- Les Francs-Tireurs
et Partisans Français (FTPF), de tendance communiste et socialiste. |
FFL
Forces Françaises Libres,
organisation formée par le général Charles de GAULLE durant
l'été 1940. |
FNFL
Forces Navales Françaises Libres,
organisation formée par le général Charles de GAULLE. |
FN
Front National pour la Libération et l'Indépendance de la France, organisation politique de la Résistance
avec sa branche militaire les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF).
Parmi ses responsables dans le département on peut citer Jean DEVIENNE
alias FRANCOIS. |
FNDIRP
Fédération Nationale
des Déportés Internés Résistants et Patriotes,
organisation d'anciens déportés la plus représentative sur
le plan national. |
FTPF
Francs-Tireurs et Partisans Français, branche armée du Front National.
Parmi ses responsables dans le département on peut citer Louis PICHOURON
alias ALAIN, Jean LE JEUNE alias EMILE...
Dans son ouvrage faisant référence
"HISTOIRE DE LA RESISTANCE EN BRETAGNE", éditions Jean-Paul GISSEROT, l'universitaire
et historien spécialiste éminent de la seconde guerre mondiale Christian BOUGEARD
écrit page 102 : " On peut estimer de 12 000 à 15000 - chiffre tout à fait plausible
- le nombre de FFI des Côtes-du-Nord lors de la Libération, à la mi-août, dont
une forte proportion de FTP, environ 75 à 80%, soit 14 bataillons ". |
FUJP
Front Uni des Jeunesses Patriotiques,
organisation de jeunes regroupant des communistes, des socialistes, des gaullistes
et des catholiques. Parmi les responsables dans le département on peut
citer Jean HUDO, François LE JAN, Yann LE FLOC'H MOAN... |
Gardes
de voies de communication
Ils étaient chargés de
garder contre rémunération les voies de communication en particulier
les voies ferrées afin de parer à tout acte de sabotage, mais aussi
ils assuraient la surveillance des lignes électriques et téléphoniques. |
Gendarmes Français
Ils étaient chargés d'exécuter les ordres du gouvernement
de collaboration de Vichy avec leur chef PETAIN.
Beaucoup ont accepté
ce rôle sans état d'âme, livrant des résistants à
l'ennemi pour être torturés, massacrés, déportés
et fusillés, ils sont le déshonneur de la Gendarmerie Française.
Ces mêmes gendarmes sont restés à leur poste après
la Libération. Certains se sont particulièrement distingués
par leur compétence à chasser les résistants : FLAMBART de
la brigade de Guingamp et PRIGENT de la brigade de Callac-de-Bretagne.
Beaucoup
ont aidé la Résistance en lui communiquant des informations, ils
sont l'honneur de la Gendarmerie Française. Certains d'eux sont morts soit
en combattant soit dans les camps de concentration nazis en Allemagne. Après
la Libération les gendarmes qui avaient rejoint la Résistance ont
eu beaucoup de difficultés à retrouver leur poste étant considérés
comme démissionnaires. |
Gestapo
Police secrète allemande (GEheime STAatsPOlizei). Cette police était
crainte de la population et de la résistance, elle se caractérisait
par son extrême brutalité et était synonyme de tortures, disparitions
et d'exécutions. |
Grillé
Terme utilisé pour signifier que le résistant doit quitter
le secteur, étant suspecté par l'occupant ou la police de Vichy
comme un membre de la résistance, il doit alors changer de lieu de résidence et trouver une autre région
pouvant l'accueillir. |
Instituteurs
laïques
Ils étaient en très grand nombre dans
la Résistance, leur instruction leur permis bien souvent de recruter, d'encadrer
et d'accéder à des postes de responsablité. Beaucoup payèrent
de leur vie cet engagement. |
IS
Intelligence Service, service de renseignements britannique. |
Kommandeau de Landerneau
À partir d'avril 1943, la Gestapo crée des unités d'action mobile, dirigées par le colonel Pulmer, spécialement destinées à lutter contre la résistance. Plusieurs Kommandos sont constitués en Bretagne à Vannes, Pontivy, Locminé, Brest, Quimper, Saint-Brieuc, le plus connu étant le Kommando de Landerneau (Kommando IC 343) constitué fin avril 1944 à Landerneau, connu aussi sous le nom de Kommando Schaad, du nom d'un de ses membres allemands Herbert Schaad, même si c'était le lieutenant allemand Willy Krüger, chef de la Gestapo de Rennes, qui le dirigeait. On le dénomme aussi parfois SD de Landerneau. |
Le Patriote des Côtes-du-Nord
Journal du Front National paraissant de façon irrégulière,
imprimé clandestinement à Morlaix et diffusé par ses adhérents
et sympathisants, le simple fait de posséder ce journal comportait de gros
risques. |
Lettre anonyme
De très nombreuses lettres anonymes ont été adressées
aux autorités occupantes, préfet, gendarmeries, feldgendarmes...,
bien souvent la motivation de leurs auteurs était la vengeance, la jalousie
mais aussi par conviction politique. Cela a provoqué des drames : arrestation,
torture, déportation et parfois la mort au bout. |
LVF
Légion des Volontaires Français, composée de jeunes volontaires
qui s'engageaient pour aller combattre sur le front de l'Est aux côtés
de l'armée allemande contre l'armée et le peuple soviétique. |
Maires
Ils étaient
nommés par le Préfet, certains jouèrent ce rôle avec
zèle, mais beaucoup s'opposèrent aux ordres de l'occupant et aussi
aidèrent la Résistance. |
Maison
d'arrêt / prison
Les résistants y étaient emprisonnés,
maltraités et torturés. La garde était assurée par
des français, les allemands ne paraissaient pas avoir trop confiance en
eux. Les gardiens se plaignaient du manque d'effectif et d'armes.
Les plus
connues étaient celles de Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion et Dinan.
Dans
plusieurs de ces maisons d'arrêt, des commandos exfiltrèrent
leurs camarades emprisonnés comme à Lannion, Saint-Brieuc et Dinan.
Certaines maisons d'arrêts possédaient leur quartier allemand comme à Saint-Brieuc.
Des "maisons d'arrêts" non officielles existaient comme à Plouaret, Uzel, Bourbriac, Guingamp... Elles étaient tenues par des feldgendarmes ou des miliciens. |
Maquis
Regroupement dans des zones accidentées ou difficiles d'accès
de résistants, réfractaires, clandestins (en nombre réduit
de 10 à 50)... organisés dans des camps souvent mobiles, ils vivent
grâce à l'appui de la population qui leur assure nourriture, renseignements
et soutien. On les appelle les maquisards, ils réalisent des actions contre
l'ennemi, une fois celles-ci effectuées ils se replient sur leurs bases,
évitant le contact, conscients de leur infériorité en armement.
Les premiers maquis apparurent dans les Côtes-du-Nord (faute d'armement)
début 1944, au mois de juillet 1944 il y en avaient de très nombreux. |
Marché
noir
Trafic réalisé dans le but de faire du profit
sur différentes denrées en particulier celles alimentaires.
Des fortunes se sont ainsi constituées pour ceux qui la pratiquaient à
grande échelle.
Ceux qui le pratiquaient étaient méprisés
de la population, ils furent pour certains internés à la Libération et durent rendre des comptes. |
Mers
El-Kebir
Destruction de la flotte française dans la rade
de Mers El-Kebir près d'Oran en Algérie le 3 juillet 1940 par une
escadre anglaise.
Elle était rendu nécessaire pour que la flotte
française ne tombe pas entre les mains de la marine allemande.
Il y
eut 1 300 victimes dont de nombreux marins originaires des Côtes-du-Nord.
Ce
drame entraîna chez certains un sentiment anti-anglophiles et laissa des
traces dans les esprits. |
Milice
Française
Sous l'autorité de Vichy, les miliciens
sont le symbole de la collaboration, portant un uniforme ils étaient les
supplétifs de l'occupant.
Chargée de lutter contre le "terrorisme",
elle s'est faite remarquée par de nombreuses arrestations de résistants
et aussi par la cruauté de ses membres. Elle est la honte de la France,
"des Français qui combattaient d'autres Français".
Crainte et haït de la population du fait de ses méthodes d'une extrême
brutalité, la milice est à l'origine de nombreuses arrestations,
exécutions et déportations. |
Mur
de l'Atlantique
Construction d'une suite de fortifications allant
de la mer du Nord à la Bidassoa (rivière séparant l'Espagne
de la France) en vue d'empêcher un débarquement.
Constitué
d'ouvrages en béton armé qui jalonnent nos côtes les Blockhaus,
mis au point par l'ingénieur nazi TODT, de nombreux français furent
requis pour édifier ce mur, on disait qu'il travaillaient à l'organisation
TODT. |
Opération
de police
Voir rafle. |
OS
Organisation Secrète,
mouvement de groupes armés créé par le Parti Communiste Français. |
Prime
ou gratification
Récompense attribuée
à une personne pour services rendus aux autorités occupantes, en
général cela se traduit par dénonciation.
exemples
-
le gendarme qui tira et blessa grièvement Jean LE JEUNE reçu 1000
Francs de gratification soit plus qu'un salaire mensuel d'un ouvrier et ses trois
adjoints touchèrent chacun 500 Francs.
- le capitaine de gendarmerie
de Guingamp FLAMBARD reçu une gratification pour avoir arrêté
ou fait arrêter des Résistants.
- un mouchard de Trégrom
intercepté par des Résistants avec sur lui une forte somme d'argent
alors qu'il revenait de la gendarmerie de Plouaret... |
L'Ouest-Eclair
Journal de collaboration s'étant mis au service de l'occupant,
interdit de parution à la Libération, le journal fut repris avec
une nouvelle direction par l'actuel Ouest-France. |
Patriote
Nom utilisé par la population pour désigner les
résistants. |
Rafle / Opération de Police
Généralement une rafle (appelée aussi opération de
police) ne se faisait pas au hasard, un agent au service des Allemands se renseignait
sur l'activité de Résistance dans le secteur, cet individu parlant
généralement le breton (ce qui mettait en confiance) se renseignait
sur les personnes pouvant avoir des activités de résistants. Il
informait ensuite les Allemands.
Alors la machine répressive allemande
se mettait en marche.
Tôt le matin et souvent le dimanche le secteur
était cerné par la troupe allemande, plusieurs centaines de soldats
aidés bien souvent par des miliciens participaient aux opérations.
Ils allaient directement aux domiciles des personnes dénoncées et
bien souvent possédaient une liste des personnes à arrêter.
Alors les brutalités commençaient.
Les personnes arrêtées
étaient envoyées dans des centres pour interrogatoires, elles étaient
alors affreusement torturées.
Avant de partir les Allemands se livraient
à des scènes de pillages et de vols de victuailles, de boisson,
d'essence, de vélos, de bijoux... parfois incendiant les maisons.
Les
dénonciateurs faisaient cela pour diverses raisons : vengeance, idéologie
(autonomistes), pour de l'argent.
Dans la plupart des rafles on retrouve des
individus parlant en breton ce sont ceux de la milice Perrot ou "Bezen Perrot",
ils sont connus sous le nom de "Breiz-Atao".
|
Réfractaire
Jeune gens qui se soustrait au STO, vivant dans l'illégalité
vis à vis des autorités de Vichy et allemandes, ne bénificiant
pas de tickets de ravitaillement puisque illégal. |
Relève
Au mois de mai 1942, SAUCKE le plénipotentiaire général
à la main-d'uvre, exige de Laval 250 000 hommes, celui-ci accepte
après avoir obtenu en contrepartie le retour de 50 000 prisonniers de guerre
qui seront remplacés par 150 000 ouvriers spécialistes, soit un
prisonnier de retour pour trois ouvriers envoyés travailler en Allemagne. |
Requis
Pour construire
les fortifications côtières, aménager des terrains d'aviation,
surveiller les voies ferrées lignes électriques ou téléphoniques...
les Allemands réquisitionnaient des civils en âge d'effectuer ces
travaux. Ces personnes étaient donc appelées "requis".
Bien souvent c'était le maire de la commune (nommé par Vichy) qui
était chargé d'accomplir ce recrutement. |
Réquisitions
Elles étaient effectuées par les résistants dans les
fermes se livrant à un commerce avec les Allemands, pour se procurer des
durées alimentaires, parfois des bons de réquisitions étaient
laissés aux cultivateurs et beaucoup furent remboursés à
la libération du préjudice subi. L'occupant considérait ces
réquisitions comme des vols effectués par des terroristes. Mais
aussi les réquisitions étaient faites dans les bureaux de tabac,
donnant ainsi la possibilité d'échanger tabac contre denrées
alimentaires, ces bureaux de tabac étaient réapprovisoionnés
gratuitement par l'administration. |
Réseaux
Les réseaux fournissaient des renseignements aux alliés, par
exemple sur l'implantation d'aérodromes, sur l'importance des forces ennemies,
sur leur armement... mais aussi les réseaux commettaient des sabotages,
organisaient l'évasion d'aviateurs alliés vers l'Angleterre... ils étaient très nombreux. |
Résistant
On entre pas dans la résistance comme dans un club de football, des
précautions sont nécessaires.
Un résistant se confond
parmi la population, il compte sur cette population pour l'aider (planque, nourriture,
renseignements).
Devient résistant celui ou celle qui par son comportement
lutte contre l'occupation de son pays sous différentes formes : propagande,
recrutement, se soustrait à toute contribution en faveur de l'ennemi, apporte
aide, effectue des actions de sabotage, attaque contre l"ennemi...
Dans
leur grande masse les résistants étaient des civils, jeunes (20
à 25 ans), non préparés à l'action armée. A
ceux qui ne retiennent que les erreurs commises par ces jeunes, il est bon de
leur rappeler que si les militaires démobilisés après 1940
avaient en plus grand nombre rejoint la résistance pour encadrés
et formés ces jeunes, beaucoup moins d'erreurs auraient été
commises. |
Résistants
actifs
Ils font de la propagande anti-nazie, convainquent les
jeunes requis à ne pas partir travailler en Allemagne pour le STO, recrutent d'autres
résistants, distribuent des journaux clandestins, participent aux sabotages, attaquent
l'ennemi ...
Ils sont amenés à vivre généralement dans la clandestinité, sous
une fausse identité.
Ils doivent constamment être vigilants, ne pas se confier
à n'importe qui.
Jusqu'au mois de mars 1944, date des premiers parachutages
dans la région, ils ne disposent que peu d'armes ou même pas du tout.
Ils
sont conscients que dans le cas ou ils sont attrapés par l'ennemi, ils sont soit
fusillés après avoir subit d'horribles tortures ou bien ils sont envoyés dans
des camps de concentration en Allemagne, qui sont des bagnes où l'homme est réduit
à l'état d'esclave, très peu reviendront de ces camps.
Beaucoup parmi ces
résistants sont très jeunes, entre 18 et 25 ans, entrés dans la Résistance soit
par conviction, ayant conscience que c'est en luttant contre l'ennemi que l'on
peut le chasser de notre pays, soit ayant été appelés à partir travailler en Allemagne
pour le STO (Service du Travail Obligatoire), ils n'ont pas d'autre solution que
de vivre clandestinement.
Ils sont amenés pour certains, et ce à partir des
premiers mois de 1944, à vivre dans des maquis, dormant dehors par tous les temps,
changeant fréquemment de campement pour ne pas se faire repérer par l'ennemi,
vivant dans une angoisse permanente. |
Résistants
passifs
Ils aident la Résistance de différentes façons, en fournissant
les renseignements les plus divers (surveillance des déplacements de l'ennemi,
repérage des collaborateurs, relevé des plans d'installations ...).
Ils procurent
aux clandestins de la nourriture, un hébergement, un travail, une cache ...
Ils aident à transporter des armes parachutées et à cacher ces armes ...
Ils
sont conscients que dans le cas ils sont surpris par l'ennemi, ils subiront le
même sort que les résistants actifs.
Leur rôle est très important, sans eux
la Résistance ne peut exister, ils sont très nombreux à aider la Résistance, bien
souvent en toute modestie et dans l'ombre. |
RAF
Royal Air Force, aviation britannique dans laquelle servaient les alliés
de nombreux pays : France, Australie, Afrique-du-Sud, Nouvelle-Zélande,
Tchécoslovaquie..., qui participèrent à de nombreuses actions
de mitraillage de voies ferrées, routes et convois maritimes allemands
ainsi qu'au bombardement des installations de l'occupant. La RAF livra de nombreux
combats aériens contre l'aviation allemande. De nombreux aviateurs et pilotes
perdirent leur vie dans toutes ces opérations. |
RN
Royal Navy, marine
britannique, elle se fit remarquer par les attaques contre les navires allemands.
De nombreux marins perdirent leur vie dans toutes ces opérations. |
SAS
Special Air Service, commandée
par le général MAC LEOD. Corps d'élite de parachutistes,
parachutés après le débarquement du 6 juin 1944, ils aidèrent
à la formation militaire de plusieurs maquis et participèrent à
de nombreuses opérations de sabotages. |
SD
SicherheitsDinst, service de sécurité
de la SS. |
SPAC
Service
de Protection Anti-Communiste,
mis en place pour lutter contre les membres du Parti Communiste Français
et les sympathisants. |
SRMAN
Service de Répression
des Menées Anti Nationale
Service mis en place pour lutter
en particulier contre le Parti Communiste Français, l'inspecteur André
FOURCADE en était un des principaux acteurs, c'est lui qui instruisit de
nombreux dossiers de membres du Parti Communiste arrêtés au mois
d'août 1943 sur le secteur de Guingamp. |
SS
SchutzStaffel,
police allemande, dont les membres étaient très redoutés
car agissant avec une extrême brutalité. |
STO
Service du Travail Obligatoire, institué le 16 février
1943 en raison de l'échec de la relève par le régime de Vichy,
rendait obligatoire aux jeunes de certaines tranches d'âge de partir travailler
en Allemagne pour la machine de guerre nazie, beaucoup de jeunes refusèrent
d'obtempérer, ils étaient alors obligés de rentrer dans la
clandestinité. |
Terroriste
Nom utilisé par les Allemands et les collaborateurs pour
désigner les résistants ou patriotes, du fait qu'ils réalisaient
des perquisitions dans les commerces ou mairies pour se procurer nourriture, tickets
d'alimentation... ces actions étant assimilées par les allemands
à des vols. |
Tickets d'alimentation
L'occupant s'accaparait de tous les biens de consommation, des tickets d'alimentation
furent institués, ils étaient attribués aux familles (à
condition de ne pas être clandestin) pour la nourriture, le textile, les
chaussures, l'essence... cela rendait la vie très difficile en particulier
aux habitants des villes. |
TODT
Du nom de son fondateur. Appelée communément organisation ou entreprise. La TODT est chargée de la construction d'infrastructures pour l'armée allemande, notamment du Mur de l'Atlantique composé de blockhaus et de casemates en béton armé. La TODT ou OT faisait appel à des entreprises locales employant une main d'oeuvre rétribuée, mais cela pouvait être une main d'oeuvre requise. |
Tontes
A la libération, il s'agissait de punir des femmes ayant entretenu
des relations trop amicales ou qui avaient trafiquées avec l'occupant,
ces tontes étaient pratiquées souvent en public, elles peuvent paraître
cruelles ou vexatoires, mais il faut se mettre dans le contexte de l'époque
: les résistants vivant depuis des mois clandestinement ayant de nombreux
camarades ou membres de leurs familles prisonniers, déportés ou
exécutés. |
Torture
Moyen utilisé par les occupants mais aussi par la milice et certains
gendarmes français afin d'obtenir des renseignements sur : les noms des
responsables et des membres d'un groupe, l'endroit où sont stockées
des armes, les actions menées... Les moyens utilisés étaient
parfois très sophistiqués mais toujours d'une cruauté extrême.
Celui
qui parlait n'avait pas pour autant sa vie épargnée, il s'en suivait
presque toujours pour lui la mort (exécution, déportation, suite
des tortures subies). |
Toulon
Le 26 novembre 1942, à l'arrivée des Allemands à Toulon,
la flotte française se saborde en rade de Toulon, presque tous les bâtiments
sont coulés. Quelques sous-marins pourront quitter la rade et seul parmi
eux le "Casabianca" rejoindra en Corse la France Libre. |
UNADIF
Union Nationale
des Associations des Déportés, Internés et Famille
de disparus, organisation d'anciens déportés. |
Vichy
Ville située dans l'Allier en zone non occupée,
siège du gouvernement de collaboration dirigé par Philippe PETAIN.
Tous
les maires étaient nommés par Vichy.
Etaient considérés
comme vichyste tous ceux qui collaboraient ou qui avaient un rapport avec ce gouvernement. |
Wehrmacht
Armée allemande. |
Zone
Interdite ou zone côtière
Dans les Côtes-du-Nord,
sur une largeur d'environ 10 km la côte était une zone interdite,
on ne pouvait y pénétrer qu'avec une autorisation des autorités
allemandes l'ausweis. Beaucoup de personnes ont été arrêtées
pour avoir pénétré illégalement en zone interdite,
elle devaient généralement s'acquitter d'une amende pour être
remises en liberté.
A dater du 10 mars 1944, cette zone passait par
le sud de Morlaix, Plouigneau, Belle-Isle-en-Terre, Guingamp, Plouagat, Saint-Julien,
Le Quessoy, Lamballe, Dinan et Combourg. Toutes les communes comprises entre la
côte et cette ligne étaenit considérées commme zone
interdite ou zone côtière. |