Maurice LETONTURIER rend hommage à ses camarades
du Collège Anatole Le Braz à Saint-Brieuc



Maurice LETONTURIER
Né le 29 avril 1923 à Saint-Michel-de-Plélan (Côtes-du-Nord ; Côtes d'Armor) ; instituteur à l'école publique de Plédran (Côtes-du-Nord ; Côtes d'Armor) ; décédé le 20 novembre 2003 à Plédran.
Durant l'occupation allemande, Maurice LETONTURIER fut élève-maître, membre des FPJP (Front Uni des Jeunesses Patriotiques. Il fut arrêté le 10 juin 1943 avec Yves HARNOIS pour distribution de tracts communistes. Emprisonné, il fut jugé le 15 juillet 1943 et condamné à un an de prison. Le 27 avril 1944 il fit parti du convoi des "Tatoués" et déporté au camp d'extermination d'Auschwitz, puis à celui de Buchenwald. Le 11 avril 1945 il participa au soulèvement et à la prise de contrôle du camp.


Opération de police du 10 décembre 1943 au Collège Anatole Le Braz à Saint-Brieuc

Maurice LETONTURIER rend hommage à ses camarades du collège Anatole LE BRAS.

Jean HUDO, "Jacky", peut être considéré au moins par les normaliens comme le premier du groupe du Front Patriotique de la Jeunesse (FPJ) au Lycée, passe à l'Etat-Major FFI, organise la résistance, met en place des maquis et participe au front de Lorient jusqu'à la capitulation allemande du 8 mai 1945, reste dans l'armée et part en retraite avec le grade de général.

Louis MASSEROT, parachutiste SAS, il suit un entraînement très intensif dans ce corps d'élite en Angleterre, parachuté en Hollande, par la suite il participe aux combats pour la libération du secteur de Loudéac.

Jules LE PAGE et Claude BLANQUET, ils suivent le même parcours que Louis MASSEROT, Claude BLANQUET est blessé en Hollande.

François PHILIPPE, requis pour le STO, s'évade de Paris, devient clandestin dès 1943, participe à l'organisation du maquis de Corlay et aux combats pour la libération de ce secteur, s'engage pour le front de Lorient jusqu'à la capitulation allemande du 10 mai 1945.

Pierre PETIT, dès 1943 à 17 ans, dérobe un revolver aux allemands à Saint-Brieuc, participe activement à la résistance, recherché il rejoint Nantes avec son père, puis Paris où il continue le combat, s'engage pour le front de Lorient jusqu'à la capitulation allemande du 10 mai 1945.

Pierre JOUANNY, rentre dans la résistance par l'intermédiaire de Yves SALAUN, participe avec lui Pierre LE CORNEC et Georges GEFFROY à l'affaire de Plérin, un témoin a déclaré avoir vu trois participants à cette action, ce qui lui a sauvé la vie, arrêté lors de la rafle du 10 décembre 1943, après sa libération participe aux combats avec ses camarades de maquis.

Albert BAUDET, au Lycée jusqu'en 1943, rentre au mouvement Combat, arrêté le 21 juillet 1944 par la brigade spéciale de Vichy, déporté au camp de concentration de Buchenwald, libéré le 11 avril 1945.

Jean GEFFROY, arrêté lors de la rafle du 10 décembre 1943, libéré le 29 janvier 1944, participe à la résistance et aux combats de la libération sur le front de Lorient jusqu'au 10 mai 1945.

Joseph CHEVE, avec Jean HUDO , un des premiers du groupe de résistance du Lycée au sein du Front Patriotique de la Jeunesse (FPJ), participe aux combats pour la libération du secteur de Loudéac avec son frère Eugène son cousin Jean aussi membres du groupe du Lycée et son autre frère Louis.

Paul CHASLIN, élève au Lycée jusqu'en 1941, en 1943 décide de rejoindre les Forces Françaises Libres (FFL), franchit la frontière espagnole, arrêté et interné en Espagne à Miranda, rejoint l'Afrique-du-Nord et les FFL, participe à la campagne d'Alsace.

Michel ROYER, frère de Georges et Jean-Charles, élève au Lycée jusqu'en 1942, membre actif de la confrérie Notre Dame du réseau Rémy, rejoint les alliés par l'Espagne, s'engage dans les FFL à 16 ans, débarque à Arromanches le 21 juin 1944 et participe à la libération de Paris.

Georges OLLITRAULT, à 15 ans, élève au Lycée, fait partie d'une liste de jeunes manifestants (pour avoir porté un brassard noir dans les rues de Saint-Brieuc) remise au Préfet par le commissaire de police de Saint-Brieuc, détient le "record" des sabotages et attaques contre l'occupants dans le département, mais aussi celui des évasions, tente de rejoindre l'Angleterre par l'Espagne, arrêté à Ax-les-Thermes, emprisonné, dirigé vers le camp d'internement de Compiègne d'où il s'évade en août 1943, rejoint la résistance et les maquis, blessé admis à l'hôpital, il s'évade et rejoint à nouveau les maquis, faisait partie du maquis de la compagnie "Tito" sur le secteur de Maël-Pestivien qui accueilli les parachutistes SAS le 10 juin 1944 en forêt de Duault...

Roger MEHEUST, élève-maître promotion 1941-1944, participe à la résistance au sein du maquis de La Poterie près de Lamballe, s'engage sur le front de Lorient jusqu'à la reddition allemande du 10 mai 1945.

Joseph COCOUAL, élève-maître promotion 1940-1943, participe aux combats pour la libération du secteur de Loudéac, puis avec François PHILIPPE s'engage sur le front de Lorient jusqu'à la reddition allemande du 10 mai 1945.

René ANDRE et Raymond HEREL, élèves-maîtres promotion 1940-1943, combattent dans le maquis de La Poterie près de Lamballe

René BUHAN, élève-maître promotion 1940-1943, participe à la résistance dans le secteur de Bourbriac.

Ernest DAVID, élève-maître, promotion 1942-1945, participe avec ces camarades du maquis de Plévin, bataillon "Guy Moquet" au combat de La Pie du 29 juillet 1944.

Edouard MARTIN, élève en philosophie promotion 1940/1941, connu un sort tragique à Hénon le 8 juillet 1944 où il accompagnait avec d'autres camarades un groupe de parachutistes SAS.

Jean CAMARD, élève de 1ère, à 17 ans s'engage au réseau "Mithridate" où il a une grande activité, accompagna 152 pilotes alliés tombés en France.
Arrêté le 20 juin 1943, condamné à mort (peine commuée en 25 ans de travaux forcés), s'évade gare du Nord à Paris sur le chemin devant le mener en déportation dans un camp de concentration.

Paul LAVOLLEE, ancien élève du Lycée, responsable du maquis de La Poterie près de Lamballe et du parachutage de Hénansal qui permis l'approvisionnement en armes du maquis.

Roger DELACHOUE, ancien du Lycée (promotion 1935/1940), fait partie de l'équipage du Viking qui appareille le 5 avril 1943 pour tenter de rallier l'Angleterre et intercepté près de Guernesey par les Allemands : 19 déportés, 6 survivants dont Paul DELACHOUE.

Yves LAVOQUER, professeur à Laval en Mayenne, muté à Saint-Brieuc parce que franc-maçon, l'un des responsable du mouvement "Libé-Nord", en contact avec le groupe de résistance du Lycée, à quitté Saint-Brieuc le jour de la rafle du 10 décembre 1943.

Paul GUENNEBAUD, professeur au Lycée, membre du mouvement Libé-Nord, arrêté dans sa classe le 12 février 1944, fait partie du dernier convoi pour la déportation, libéré à Belfort.



devant le monument commémoratif du collège Anatole LE BRAZ, 6 anciens de l'établissement le 10 février 2004,
de gauche à droite X, Maurice LE TONTURIER, Pierre PETIT, Louis LE FAUCHEUR, Louis MASSEROT et Pierre JOUANY


lors d'une cérémonie commémorative, Jean HUDO en tenue de général, derrière lui Armand TILLY président du comité de l'ANACR sur Lannion